Description et définitions

Publié le par Martine

D'après Wikipedia...


Le nom Orchidée vient du grec orchis qui signifie testicule en référence à la forme des pseudobulbes de certaines orchidées terrestres des régions tempérées. Suivant les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie de 25 000 à 30 000 sans compter les 100 000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de culture efficaces. Ces chiffres en font, de toute façon, l'une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l'exception des déserts. 

Cette famille est aussi particulièrement intéressante car elle semble être l'une des plus récentes sur l'échelle de l'évolution. L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes, a nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son modèle théorique de l'évolution.


Orchis-purpurea.jpg

Orchis purpurea
(photographie de Bernd Haynold)



Majoritairement d'origine tropicale, ces plantes, à la beauté fascinante et à la conservation délicate, ont fait l'objet, de la part de riches amateurs, à l'époque de l'expansion des empires coloniaux européens, d'un engouement particulier.


Depuis, une meilleure connaissance de leur écologie, de la symbiose qui les unit à certains champignons spécifique du genre Rhizoctonia au cours du développement des embryons, la mise au point de milieux de cultures adaptés (stériles), ainsi que la création d'hybrides horticoles moins fragiles, ont démocratisé leur culture.


D'un point de vue systématique, les orchidées comportent 3 lignées évolutives nettement différenciées qui sont considérées par certains auteurs comme des familles distinctes :

  • Apostasiacées avec une vingtaine d'espèces en 3 genres originaires d'Asie du Sud-Est ou d'Australie qui présentent au niveau des fleurs des caractéristiques primitives (sépales et pétales semblables, pas de labelle différencié, 3 étamines fertiles et pollen pulvérulent) qui montrent leur proximité avec le modèle de fleur des liliacées dont dériveraient toutes les orchidées.
  • Cypripédiacées avec une centaine d'espèces en 4 genres dont les fleurs présentent cette fois un labelle en forme de sabot (c'est le cas du sabot de Vénus appartenant au seul genre européen de cette famille Cypripedium), deux étamines latérales fertiles et du pollen granuleux.
  • Orchidacées au sens strict avec plusieurs dizaines de milliers d'espèces dont les fleurs présentent :

     

  • un labelle différencié, pétale supérieur ayant subi une différenciation morphologique.
  • les parties sexuées soudées en une colonne appelée gynostème comprenant une seule étamine fertile avec les grains de pollen réunis en pollinies séparée des 2 stigmates fertiles par le rostellum,
  • un ovaire infère ayant, la plupart du temps, subi une torsion à 180 degrès, permettant au labelle de se trouver en position inférieure.

PhalCochlearis3.jpg

                                                                        Phalaenopsis cochlearis


La croissance des orchidées est soit sympodiale (rhizome émettant des pousses dans plusieurs directions), soit monopodiale (une seule pousse).


Beaucoup d'orchidées tropicales sont épiphytes, adaptées à l'ombre régnant dans la forêt tropicale. Elles présentent des tiges épaissies à leur base en pseudobulbes avec des racines présentant souvent un vélamen (voile de radicelles capable de capter l'humidité atmosphérique).


Epiphytes ou terrestres, les orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent la symbiose avec des champignons permet d'exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d'autres espèces. Plantes à pollinisation entomophile, une grande partie d'entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques allant jusqu'à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels.


Ces relations spécialisées en font des espèces particulièrement menacées en cas de perturbations brutales de leurs conditions environnementales.


Les semences des orchidées sont de très petites tailles et sont produites en très grand nombre, de cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent. En fait, leurs semences sont si petites qu'elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la terminaison. Des sucres doivent être fournis par un champignon symbiotique afin de permettre au germe de se développer en protocorme puis en plantule.

Publié dans Langage des orchidées

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Pourquoi pas 06/04/2008 00:02

On apprend des choses forts intéressantes sur ton blog

M@rtine :0026: 06/04/2008 00:26


Merci et tant mieux !