Duong Tân Nhut, docteur ès fleurs et... orchidées !

Publié le par M@rtine

 

À 40 ans, le biologiste Dung Tân Nhut figure parmi les 2.000 postulants au prix des Scientifiques les plus éminents du 21e siècle, présentés par le Centre international de biologie de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne).

Né en 1967 dans la province littorale de Khanh Hoà (Centre), Dung Tân Nhut intègre la filière biologie de Dà Lat, sur les hauts plateaux du Centre. Diplômé en 1990, il poursuit ses études au Japon où il soutient un mastère avant de décrocher un doctorat en biologie à l'Université de Kagawa (Shikoku, Japon).

De retour au Vietnam en 2002, Duong Tân Nhut devient le vice-directeur de la Section biologie de Dà Lat. Ses études scientifiques portent sur les fleurs de cette ville. Dà Lat ayant fait de celles-ci sa fierté et son renom, le professeur s'en donne à cœur joie. Il trouve sujets sur sujets, ses études deviennent innombrables, des lis, roses ou orchidées.

Mais son plus grand fait d'armes, Duong Tân Nhut le doit à une orchidée dont le nom scientifique est Paphiopedilum Delenatii. Cette fleur d'origine vietnamienne est aussi connue sous le nom Sabot de Venus. 

Importée en France vers 1913, ce qui explique son nom scientifique donné par un botaniste tricolore, il semble qu'elle ait disparu du Vietnam pour une raison inconnue. On regrette alors cette fleur si parfumée et trouvable que sur les hauts plateaux. Mais en 1993, comme un miracle, la précieuse orchidée refait surface dans la région centrale, entre Lâm Dông et Ninh Thuân. Duong Tân Nhut et ses collègues, en extase, se précipitent pour l'étudier. C'est alors que le professeur décide de la reproduire artificiellement. 

Le Sabot de Venus va connaître sa première reproduction asexuée, une expérience très risquée mais qui se termine par un succès.

Duong Tân Nhut est passionné par ses études. Ses étudiants et stagiaires parlent de lui avec un grand respect, disant qu'il est un enseignant compétent, dévoué pour la formation et les études, toujours disposé à les aider. Duong Tân Nhut affirme aussi aimer travailler à leur contact car "avec eux, je me revois quelques années auparavant", confie-t-il.

Ces 13 dernières années, Duong Tân Nhut, membre des Associations des botanistes du Japon et du monde, et de l'Association américaine d'études biologiques in vitro, a publié 139 études dans différentes revues thématiques internationales.

Récemment, le biologiste de 40 ans figure parmi les 2.000 postulants au prix des Scientifiques les plus éminents du 21e siècle, présentés par le Centre international de biologie de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne).

Paru dans le Courrier du Vietnam sous la plume de Hoàng Mai

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