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Keskunkeiki ?
Etrange... Dans le glossaire botanique de Wikipedia, on ne trouve aucun terme commençant par la lettre "K"...
Et pourtant, les orchidophiles utilisent souvent le mot "keiki". Mais que signifie donc ce terme ?
Voici plusieurs définitions trouvées sur le Net, avec des orthographes et origines différentes :
D'après le site de Bernard Lagrelle "Keiki", est un mot hawaïen signifiant bébé, qui désigne communément la plantule qui se forme, spontanément ou non, sur une hampe florale.
Celle-ci est récupérable dés que ses racines atteignent 2/3cm. Elle peut également perdurer sur la hampe et fleurir en place.
Keiki ou keikki, du japonais, bébé : rejet ou plantule émise par la tige de certaines orchidées.
Un kéki est un nom d'origine japonaise. C'est une petite orchidée poussant à l'extrémité des hampes florales et qui est tout à fait typique des Phalenopsis.
Mieux qu'un long discours, le bébé, en images :
Keiki de Phalaenopsis lueddemanniana
Le nom Orchidée vient du grec orchis qui signifie testicule en référence à la forme des pseudobulbes de certaines orchidées terrestres des régions tempérées. Suivant les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie
de 25 000 à 30 000 sans compter les 100 000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de
culture efficaces. Ces chiffres en font, de toute façon, l'une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l'exception des
déserts.
Cette famille est aussi particulièrement intéressante car elle semble être l'une des plus récentes sur l'échelle de l'évolution. L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les
insectes, a nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son
modèle théorique de l'évolution.

Orchis purpurea
(photographie de Bernd Haynold)
Majoritairement d'origine tropicale, ces plantes, à la beauté fascinante et à la conservation délicate, ont fait l'objet, de la part de riches amateurs, à l'époque de l'expansion des empires
coloniaux européens, d'un engouement particulier.
Depuis, une meilleure connaissance de leur écologie, de la symbiose qui les unit à certains champignons spécifique du genre Rhizoctonia au cours du développement des embryons, la mise au point de milieux de cultures adaptés (stériles), ainsi que la création d'hybrides horticoles moins fragiles, ont
démocratisé leur culture.
D'un point de vue systématique, les orchidées comportent 3 lignées évolutives nettement différenciées qui sont
considérées par certains auteurs comme des familles distinctes :

Phalaenopsis cochlearis
La croissance des orchidées est soit sympodiale (rhizome émettant des pousses dans plusieurs directions), soit monopodiale (une seule pousse).
Beaucoup d'orchidées tropicales sont épiphytes, adaptées à l'ombre régnant dans la forêt tropicale. Elles présentent des
tiges épaissies à leur base en pseudobulbes avec des racines présentant souvent un vélamen (voile de radicelles capable de capter l'humidité atmosphérique).
Epiphytes ou terrestres, les orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent la symbiose avec des
champignons permet d'exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d'autres espèces. Plantes à pollinisation entomophile, une grande partie d'entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes
pollinisateurs spécifiques allant jusqu'à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels.
Ces relations spécialisées en font des espèces particulièrement menacées en cas de perturbations brutales de leurs conditions environnementales.
Les semences des orchidées sont de très petites tailles et sont produites en très grand nombre, de cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent. En fait, leurs semences sont
si petites qu'elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la terminaison. Des sucres doivent être fournis par un champignon symbiotique afin de permettre au germe de
se développer en protocorme puis en plantule.

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