Mon jardin d'orchidées

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  • : La passion des orchidées et leur culture
  • : 28/05/2007

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Fiches de culture

Dimanche 19 août 2007
Les plantes épiphytes comme le sont les orchidées, caractéristiques du milieu tropical, s’épanouissent sur les troncs ou branches d’arbres en s’y amarrant fermement, à l’aide de leurs racines, sans en tirer pour autant leur nourriture ni en être les parasites.
 
Mais comment arrivent-elles à « grimper » sur ces arbres et à se retrouver, le plus souvent, dans la partie de la forêt la plus élevée, là où elles bénéficient notamment de la luminosité dont elles ont tant besoin ? Telle est l’une des questions que mon neveu m'a récemment posées...
 
Eh bien elles trouvent dans la nature des alliés permettant à leurs graines légères et plumeuses de rejoindre la canopée, accrochées à la fourrure d’un singe, dans le guano ou tout simplement à l’aide du vent…
 
Voyez plutôt ce petit extrait du film "La vie privée des plantes" produit par la BBC (Private life of plants) qui nous montre les différentes techniques qu'utilisent les plantes épiphytes, dont les orchidées, pour parvenir à leurs fins...

 

English spoken

 

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Vendredi 17 août 2007
Suite aux diverses questions que mon neveu m'a posées cette après-midi ainsi qu'à celle d'un des lecteur de ce blog, j'ai décidé d'alimenter ma catégorie  "langage des orchidées" par quelques explications et définitions qui constitueront un petit glossaire illustré.

Aujourd'hui, quelques précisions sur les racines des orchidées...

Le velamen est un tissu végétal constituant une gaine de cellules mortes qui recouvre les racines des orchidées épiphytes et dont la fonction consiste à absorber l'eau de façon maximale en un minimum de temps, tout en évitant une évaporation excessive. Le velamen peut être gris-argenté, blanc ou brun.


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Vendredi 8 juin 2007

Keskunkeiki ? 

Etrange... Dans le glossaire botanique de Wikipedia, on ne trouve aucun terme commençant par la lettre "K"... 

Et pourtant, les orchidophiles utilisent souvent le mot "keiki". Mais que signifie donc ce terme ? 

Voici plusieurs définitions trouvées sur le Net, avec des orthographes et origines différentes : 

D'après le site de Bernard Lagrelle "Keiki", est un mot hawaïen signifiant bébé, qui désigne communément la plantule qui se forme, spontanément ou non, sur une hampe florale. Celle-ci est récupérable dés que ses racines atteignent 2/3cm. Elle peut également perdurer sur la hampe et fleurir en place.

Keiki ou keikki, du japonais, bébé : rejet ou plantule émise par la tige de certaines orchidées. 

Un kéki est un nom d'origine japonaise. C'est une petite orchidée poussant à l'extrémité des hampes florales et qui est tout à fait typique des Phalenopsis.

Mieux qu'un long discours, le bébé, en images : 

Keiki.JPG


Keiki de Phalaenopsis lueddemanniana



keiki2.JPG

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Vendredi 1 juin 2007
D'après Wikipedia...


Le nom Orchidée vient du grec orchis qui signifie testicule en référence à la forme des pseudobulbes de certaines orchidées terrestres des régions tempérées. Suivant les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie de 25 000 à 30 000 sans compter les 100 000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de culture efficaces. Ces chiffres en font, de toute façon, l'une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l'exception des déserts. 

Cette famille est aussi particulièrement intéressante car elle semble être l'une des plus récentes sur l'échelle de l'évolution. L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes, a nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son modèle théorique de l'évolution.


Orchis-purpurea.jpg

Orchis purpurea
(photographie de Bernd Haynold)



Majoritairement d'origine tropicale, ces plantes, à la beauté fascinante et à la conservation délicate, ont fait l'objet, de la part de riches amateurs, à l'époque de l'expansion des empires coloniaux européens, d'un engouement particulier.


Depuis, une meilleure connaissance de leur écologie, de la symbiose qui les unit à certains champignons spécifique du genre Rhizoctonia au cours du développement des embryons, la mise au point de milieux de cultures adaptés (stériles), ainsi que la création d'hybrides horticoles moins fragiles, ont démocratisé leur culture.


D'un point de vue systématique, les orchidées comportent 3 lignées évolutives nettement différenciées qui sont considérées par certains auteurs comme des familles distinctes :

  • Apostasiacées avec une vingtaine d'espèces en 3 genres originaires d'Asie du Sud-Est ou d'Australie qui présentent au niveau des fleurs des caractéristiques primitives (sépales et pétales semblables, pas de labelle différencié, 3 étamines fertiles et pollen pulvérulent) qui montrent leur proximité avec le modèle de fleur des liliacées dont dériveraient toutes les orchidées.
  • Cypripédiacées avec une centaine d'espèces en 4 genres dont les fleurs présentent cette fois un labelle en forme de sabot (c'est le cas du sabot de Vénus appartenant au seul genre européen de cette famille Cypripedium), deux étamines latérales fertiles et du pollen granuleux.
  • Orchidacées au sens strict avec plusieurs dizaines de milliers d'espèces dont les fleurs présentent :

     

  • un labelle différencié, pétale supérieur ayant subi une différenciation morphologique.
  • les parties sexuées soudées en une colonne appelée gynostème comprenant une seule étamine fertile avec les grains de pollen réunis en pollinies séparée des 2 stigmates fertiles par le rostellum,
  • un ovaire infère ayant, la plupart du temps, subi une torsion à 180 degrès, permettant au labelle de se trouver en position inférieure.

PhalCochlearis3.jpg

                                                                        Phalaenopsis cochlearis


La croissance des orchidées est soit sympodiale (rhizome émettant des pousses dans plusieurs directions), soit monopodiale (une seule pousse).


Beaucoup d'orchidées tropicales sont épiphytes, adaptées à l'ombre régnant dans la forêt tropicale. Elles présentent des tiges épaissies à leur base en pseudobulbes avec des racines présentant souvent un vélamen (voile de radicelles capable de capter l'humidité atmosphérique).


Epiphytes ou terrestres, les orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent la symbiose avec des champignons permet d'exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d'autres espèces. Plantes à pollinisation entomophile, une grande partie d'entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques allant jusqu'à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels.


Ces relations spécialisées en font des espèces particulièrement menacées en cas de perturbations brutales de leurs conditions environnementales.


Les semences des orchidées sont de très petites tailles et sont produites en très grand nombre, de cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent. En fait, leurs semences sont si petites qu'elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la terminaison. Des sucres doivent être fournis par un champignon symbiotique afin de permettre au germe de se développer en protocorme puis en plantule.

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Mardi 29 mai 2007
A présent que nous "maîtrisons" la manière d'écrire les noms de nos orchidées (!), perfectionnons la prononciation de ceux-ci...

Voici un lien qui nous apprendra notamment que Phalaenopsis pulchra ne se prononce pas "falnopsis pulchra" mais bien "falénopsis poulkra"... 

Groupement Midi-Pyrénées des Amateurs d'orchidées

J'étais sûre qu'un jour mes cours d'initiation au latin me serviraient ! Nous y voilà !
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Mardi 29 mai 2007
Allez ! Un petit cours sur la taxonomie (ou taxinomie) botanique relative aux noms de ces belles orchidées...

Pour commencer, un petit rappel sur la situation de l'orchidée dans le monde, tiré du code international de nomenclature botanique (ICBN) :

- Règne des Plantes (Plantae)
- Division des spermatophytes (Spermatophyta)
- Subdivision des magnoliophytes (Magnoliophytina)
- Classe des Liliopsida
- Sous classe des Liliidae
- Ordre des Orchidales
- Famille des Orchidaceae

Ensuite toutes les sous familles, tribus, sous tribus, genres, sous genres, espèces, variétés, formes que l'on connaît.

Quelques définitions importantes à connaître pour comprendre ce qui suit :

Une espèce est un groupe taxonomique qui possède des caractères similaires, reproduit isolément des autres groupes et ayant un ancêtre commun.
Le genre est un groupe qui rassemble plusieurs espèces ayant des caractères encore plus proches qu’avec les autres membres de l’espèce.
La variété est une variante ou une sous espèce qui diffère par le lieu d'origine, la taille, etc …
Le cultivar est le nom d’un plant en particulier ainsi que toutes les reproductions végétatives ( ! ) qui en sont faites.

A présent, venons-en à la nomenclature proprement dite :

Pour les botaniques :

Le nom du genre s’écrit en latin, italique et la première lettre en capital. (Paphiopedilum)

Le nom de l’espèce s’écrit en latin, italique et minuscule (hirsutissimum)

Le nom de la variété s’écrit en latin, variété (var.) en non-italique mais le nom en italique (var. esquirolei)

Le nom du cultivar ne s’écrit pas en latin ni en italique, s’écrit dans des mots simples et la première lettre en majuscule (‘Candor Tapestry’)

Ensuite peuvent venir les récompenses du cultivar

RenantheraMonachica.jpg

                                                                  Renanthera monachica


La récompense s’écrit en capitales et si elles sont multiples elles sont séparées par une barre de fraction (AM/AOS)

Le nom de la société récompensant s’écrit en capitales, en abréviation et si elles sont multiples elles sont séparées par une barre de fraction (AM/AOS)

Exemple : Paphiopedilum hirsutissimum var. esquirolei 'Candor Tapestry' AM/AOS


Pour les hybrides :


Le nom du genre (ainsi que les noms hybrides) s’écrit en latin, italique avec la première lettre en capitale (Paphiopedilum)

Le nom du semis de l’espèce hybride (Grex) ne s’écrit pas en latin ni en italique, mais avec la première lettre en capitale (Saint Swithin)

Le nom du cultivar ne s’écrit pas en latin ni en italique, s’écrit dans des mots simples mais avec la première lettre en capitale (‘Candor Triarchy’)

Ensuite peuvent venir les récompenses du cultivar

Phal-stuariana-x-Phal-mannii-var.-flava.JPG

                                                             Phalaenopsis stuartiana x mannii var. flava


La récompense s’écrit en capitales et si elles sont multiples elles sont séparées par une barre de fraction(CCM/AOS)

Le nom de la société récompensant s’écrit en capitales, en abréviation et si elles sont multiples elles sont séparées par une barre de fraction (CCM/AOS)

Les parents se notent d’abord par le parent femelle ensuite le parent mâle

Lorsque le genre est le même on omet la répétition du genre.

(Paphiopedilum philippinense x rothschildianum)
Exemple : Paphiopedilum Saint Swithin 'Candor Triarchy' CCM/AOS


Petit rappel des récompenses :

Basé sur :

- l’aspect, couleur, taille, substance et texture de la fleur
- l’arrangement de l’inflorescence
- la quantité de fleurs (florifère)

FCC : “First Class Certificate” (Certificat de première classe) (plus de 85 points sur 100)
AM : “Award of Merit” (recompense du mérite) (plus de 80 points)
HCC : “Highly Commended Certificate” (certificat qui recommende fortement) (plus de 75 points)

Basé sur : 

- la distinction exceptionnelle de la disposition
- la présentation
- la qualité raisonnable des fleurs

AD : “Award of Distinction” (récompense de la distinction) (plus de 75 points)

Pour les orchidées botaniques ou hybrides naturels qui sont considérés comme rare ou inhabituel en culture. N’est attribué qu’une seul fois pour n’importe quel espèce ou hybride normal et fournit un point de repère pour juger les futurs orchidées de ce type :

CBM : “Certificate of Botanical Merit” (certificat du mérite botanique)

Attribué au cultivateur et pas aux orchidées pour la bonne culture et les plantes florifères, de grande taille, belles et robustes.

ACC : “Award of Cultural Commendation” (plus de 75 points)

Pour le dispositif et l’exceptionnel culture :

ASR : “Award of Special Recognition” (recompense d’identification special)


Ces informations, fournies par un membre du forum Orchidées.fr en janvier 2004, sont extraites de
ce post.

Pour les puristes, un lien vers le
Code international de nomenclature botanique. Mais vraiment pour les puristes ! Bonne lecture !

Même s'il est très difficile pour des amateurs comme moi de mémoriser ces grands principes de nomenclature, je vais essayer, dorénavant, de m'appliquer, afin de libeller correctement le nom de mes orchidées...
publié dans : Langage des orchidées
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